Normandy Stables

A la conquête du marché nord-américain

30 janvier 2018

Normandy Stables

Initié par Anne Thurneyssen (ancienne directrice de Cheval Normandie – association d’éleveurs normands), Normandy Stables a vu le jour en avril 2017. Installée dans l’écurie 7 du Haras National, l’écurie de valorisation et de commercialisation est spécialisée en chevaux de sport hunter (discipline de saut d’obstacle ayant pour but de juger le cavalier et son cheval sur plusieurs critères) mais reste ouverte aux chevaux plus typé CSO. Ces chevaux sont préparés dans l’objectif de plaire au marché nord-américain.

Comment vous est venu l’idée de ce projet ?

J’ai eu l’occasion de travailler en étroite collaboration avec de nombreux clients nord-américains et d’aller aux Etats-Unis pour mieux appréhender le marché et les attentes spécifiques des clients. Je me suis alors rendue compte du marché potentiel que représentent les chevaux de Hunter et d’Equitation. Il y avait une véritable niche à saisir.

Qui peut tirer profit de ce commerce ?

Le marché des Etats-Unis représente une opportunité à la fois pour les vendeurs français qui commercialisent des chevaux avec une forte valeur ajoutée, et pour les clients nord-américains qui trouvent une offre plus étendue de chevaux répondant à leurs attentes.

Justement qu’attendent-ils d’un cheval « Hunter » ?

La sélection pour la vente se fait en fonction de critères bien précis, le cheval doit disposer de :

-          Allures rasantes, amples et confortables (galop avec bonne couverture de terrain)

-          Un joli modèle avec des membres fins et une tête fine, cheval harmonieux et rond

-          Une technique de saut régulière et styliste avec les antérieurs à 90 degrés au-dessus des barres

-          Un niveau de dressage élevé

-          Un caractère facile

-          Une visite veto et un test piroplasmose négatif

 

Normandy stables, un travail d’équipe ?

Plusieurs associés travaillent au développement de l’entreprise :

Anne Thurneyssen, associée à 70%, gestion administrative, communication et soin des chevaux

Katherine Mc Mahon, américaine basée au Canada, chargée de relation avec les clients étrangers et la détection des chevaux.

Alizée Jeandon sport horse, courtière basée en France entre Saint-Lô et l’est de la France, chargée des relations avec les clients et de la détection des chevaux, spécialisée dans le commerce des chevaux USA et Canada.

Nicole Di Corti, entraineur de jumping et hunter aux USA, possède sa propre structure en Californie

Le travail des chevaux est effectué par des cavaliers extérieurs en prestation de service : Vincent Hervagault (hunter) et Celine Coursan (dressage). Une société de nettoyage de boxe intervient régulièrement.

 

 

Quel est votre objectif aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’entreprise poursuit un objectif précis, celui de proposer des chevaux formés et adaptés à la demande américaine.

Nous avons en moyenne 3 à 4 chevaux au travail. Le but n’est pas de faire du quantitatif mais du qualitatif. Les chevaux sont travaillés à leurs rythmes, un suivi vétérinaire poussé est fait sur chaque cheval. Les installations du Pôle Hippique permettent de les travailler dans toutes les conditions et de les sortir régulièrement en compétition.

Nous avons mis en place un label « hunter » en octobre lors du régional des 3 ans pour aider les éleveurs à orienter leurs chevaux vers les bons acheteurs. Alizée Jeandon et Katherine Mac Mahon accompagnées d’une juge québécoise de hunter ont ainsi attribué 4 labels. L’idée était également de sensibiliser les éleveurs à la discipline du hunter qui reste encore confidentielle en France. Le hunter est un bon marché pour les chevaux qui ne conviennent pas trop au jumping pur mais ont des dispositions pour le hunter.

Quelles sont les « formules » que vous proposez pour vendre un cheval via Normandy stables ?

La pension travail de chevaux que nous nous laissons le droit de sélectionner pour leurs aptitudes et leur potentiel à être « marketés » hunter ou pour du jumping. La pension travail coûte 450 euros par mois au propriétaire.

Nous comptons parmi les éleveurs qui nous font confiance Jean-Baptiste Thiebault, le Président de Cheval Normandie, propriétaire de 150 chevaux chez lui, Elevage de B’neville (comme Piaf de B’neville), Paul Dubos (élevage de la Heutière) et Jean-Pierre Kervadec (élevage de By).

Sinon nous achetons également des chevaux « verts » à fort potentiel pour les valoriser avant leur revente.

Avez-vous des exemples de chevaux pour lesquels leur passage chez Normandy Stables s’est concrétisé par une vente ?

Dakota, vendu aux Etats-Unis en Floride pour faire du hunter et du hunter derby.

Calcite de la By, vendue en France pour faire de l’amateur élite, (a passé 4 mois aux écuries).

Djumandji de l’If (est parti chez Nicole) et Destin de la Fosse (est parti en Floride) pour valorisation et afin d’être commercialiser là-bas.

Anglonorman Platière avec sa cavalière américaine Aly Howard sont restés 1 an et demi pour se former en France (dont 5 mois aux écuries) et sont repartis aux Etats-Unis et il gagne les 120 à Wellington.

 

Vous avez des questions ? N’hésitez pas à contacter « Normandy Stables »

Anne Thurneyssen

Pôle Hippique de Saint-Lô

+ 33 (0)6 38 83 99 59

normandy.stables@gmail.com

normandystables.wixsite.com/french

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